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Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel.

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MessageSujet: Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel. Dim 26 Juil - 23:57
Pourquoi, pourquoi, pourquoiii …
Après avoir fait le tour de ses favoris parmi les contacts de son téléphone, Camille laissa tomber l’appareil sur son lit avant de s’y affaler dans un long, long soupir. D’habitude, lorsque l’on recevait une invitation pour un voyage, une fête ou il ne savait trop quoi, on avait toujours le droit à un ou deux invités, non ? Sinon ça servait à quoi de se dorer la pilule aux Bahamas si on était encore plus seul que le noyau d’une cerise ? Bon, certes, il allait juste dans le centre de Paris, c’était pas non plus la mort, mais quand même.
Le jeune homme avait donc reçu ce matin même, dans le courrier, la chance de participer soit à un festival, soit à une cueillette de fraise. Camille n’avait pas vraiment hésité longtemps ; lui qui aimait bouger, la fête hindou lui avait tout de suite tapé dans l’œil. Mais là était le hic. L’invitation ne concernait que lui et le hasard n’avait semblait-il pas été clément pour ses amis. Personne d’autre que lui dans son entourage n’irait, alors à mesure que les conversations se coupait sur des réponses négatives, l’envie d’y allait pour Camille fondait comme glace en été. Triste, triste, triste.
Après avoir étouffé quelques gémissements dans son oreiller, le garçon se reprit et retourna chercher son téléphone pour passer un ultime appel.

Natataaaaaash …

Il ne savait pas trop à quoi s’attendre. C’était couru d’avance que sa sœur n’avait pas reçu d’invitation, cette petite folle. Mais, au moins, il avait quelqu’un sur qui chouiner son malheur et, une pierre deux coups, l’embêta pour qu’elle l’y dépose. Ce ne fut pas bien difficile, cela dit, bien qu’elle l’embêta en retour pour qu’il n’y aille pas avec son fauteuil roulant. Parce que ça va le salir, et puis y’aura trop de monde, bla bla bla. Et la liberté d’expression des handicapés, alors ? M’enfin, vu que c’était soit les prothèses en voiture, soit le fauteuil en métro, Camille se dit que se dégourdir les fausses jambes de temps en temps ne lui ferait pas trop de mal non plus.
Holi Festival, hein ? S’il n’y était pas allé, on le lui aurait encore reproché pour une mystérieuse raison. Alors voilà, il allait se pointer à ce festival, bien s’amuser et se vanter quelques jours de sa chance dans les jeux de hasard. Même s’il ne se souvenait même pas s’y être inscrit, tout à fait.

[…]

Le jour J enfin arrivé, debout dans ses habits blancs (t-shirt, pantalon en toile et même tennis) sous le soleil de plomb, Camille lança un dernier signe de la main à Natasha avant de se diriger à petite foulée vers l’événement privé. Sans doute que comme ça, on évitait les débordements ? Enfin, le jeune homme gardait tout de même l’espoir secret qu’il croise une connaissance. Même si c’était la petite fille du petit fleuriste qu’il avait croisé une fois subrepticement. Eh ouais.
Finalement entré, armé des petites balles de pigments, Camille les soupesa avant de les ranger et de regarder la grande place, légèrement en retrait. Il y avait déjà pas mal de monde, déjà pas mal colorés …
Comme on dit, quand il faut se jeter à l’eau … … …
Camille se décida donc à longer les murs pour voir les DJs qui se produisaient actuellement. Allons, il avait tout son temps pour se prendre un bain de couleurs.
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MessageSujet: Re: Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel. Lun 27 Juil - 2:41
Il était prêt.

Addyson se regardait une nouvelle fois dans la glace et faisait un check-up. Il portait des tennis blanches, légères et confortables, auxquelles il s'était désespérément retenu d'ajouter quelque fioriture, des chaussettes basses blanches et un pantalon blanc. Par dessus, une chemise blanche de lin protégeait ses épaules de potentiel coup de soleil. Beaucoup de blanc, ça, Addyson n'était pas sûr d'adorer. Ça manquait de couleur, quand même. Il aurait eut envie de mettre un petit quelque chose de vert en plus. Ou bleu. Des couleurs très pastelles, oui, ç'aurait été bien.

Du courage, Addyson ! Résiste à tes élans fashion de fillette de 8 ans !

Il avait, en plus, enduit méticuleusement sa peau d'une crème solaire qui sentait bon la fleur d'oranger. Quelque part, ce serait être dans le thème, il prendrait des couleurs. Mais le jeune homme était assez respectueux de sa peau pour s'éviter de vilaines brûlures. La Biafine était déjà trop souvent sa meilleur amie (presque son amante spirituel, même), à cause de différents accidents pour que, alors qu'il allait en toute conscience dans le cagnard de Paris, il ne se tartine pas de précaution.
Ses cheveux aussi avaient bénéficié, toute la semaine depuis qu'il avait vu l'invitation à la fête, de masques d'avocat et de soin protecteur pour ne pas être vilainement agressés par les attaques de Pigments volant. Il les avait attaché en une queue de cheval haute, mais ridiculement peu fournie à cause des longueurs éparses qui parsemaient son crâne.
La plupart des mèches volaient tout de même avec légèreté autour de sa tête, aussi soyeuse que pourraient l'être la crinière d'un ponay châtain clair.
Entourant son crâne, encore, un foulard blanc pour se protéger d'éventuelle insolation.

Dans  un sac -une besace blanche- de quoi survivre. Eau, crème solaire, gâteaux divers, lingette pour se nettoyer rapidement et une serviette lui assureraient de rentrer en un seul morceau estimait-il. Oui, il était prêt.

Car Addyson avait été enchanté de voir cette fête. Ou, dans un premier temps, il s'était demandé s'il était correct de piquer un élément de culture d'un pays sans assumer le reste. Et puis, son côté militant était partit en vacances, il s'était dit que quitte à être à Paris, autant que ce soit pour prendre du bon temps. L'année scolaire avait été rude, entre cours impossibles à suivre et manque de véritables amis, son moral n'avait pas été au plus haut. Peut-être que cette explosion de couleur pourrait lui changer les idées, avait-il pensé. Alors, il s'était préparé.

Et voilà le jour fatidique qui arrive et lui qui se surprend à avoir une appréhension. Et s'il avait oublié quelque chose ? Et s'il ne croisait personne de gentil ? Et si tous l'ignoraient et qu'il revenait tout aussi blanc qu'au départ ? Addyson avait hésité. Et puis, sa sœur s'était gentiment moquée, l'avait appelé « gourou de secte » ; le jeune homme avait grogné, tandis qu'il emmenait quelque nectarine en plus dans son sac en boudant. Il avait marché pour y aller. Le lieu n'était pas si compliqué à trouver, il suffisait de suivre le blanc, en quelque sorte.

Il avait vu les gens déjà présent et avait remarqué le monde qui arrivait encore. Le jeune homme, que beaucoup bousculaient en lâchant un « pardon mademoiselle », avait très vite trouvé la foule peut-être un peu trop dense, il s'en était éloigné d'un pas sur le côté. Il s'était fait draguer, aussi, des « mademoiselle, vous êtes charmantes » auxquels il avait répondu de gloussements gênés et de « mais moi, garçon... » pour lesquels quelques bêta plus obstinés répondaient « ouais, je suis un garçon, ça s'voit quand même ! »

C'est peut-être un rejet qui fut mal prit. Car de plus en plus éloigné du bain de foule, de plus prêts de murs entourant la scène, il fut interpellé, tapoté à l'épaule. Lui se tourna, tout sourire, lâchant un « Ouiiiiii ? » aiguë et ravi. C'est peut-être là qu'il aurait du écouter son appréhension, cet instinct féminin si étrangement bien développé chez lui. Une poche de pigment arriva droit sur lui, dans son visage, exposant et noyant ses narines et ses yeux. Suffoqué, l'adolescent s'éloigne à l'aveugle de la foule, toussant et crachotant, ses yeux ruisselant de larmes occupée à nettoyer un peu tout ça.

Manquerait plus qu'il s'échoue dans quelqu'un, tient.

Ah ! Ça, il l'avait pas prévu. Au moins, pourra-t-il se consoler, le pigment est magenta.

[HJ : j'espère que ça te va ! Je n'ai pas précisé s'il s'écrase dans Camille ou pas, je te laisse décider <3
Et oui, ton début est super ! \o/ ]
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MessageSujet: Re: Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel. Mer 29 Juil - 18:24
Les inquiétudes, si tant est qu’il y en ait eu, se dissipèrent à mesure que Camille continuait sa ronde des environs. Certes, le petit punch qu’il venait de s’offrir à l’un des stands ne devait pas non plus être bien innocent … Mais l’on ne pouvait nier que l’ambiance était vraiment bonne et que la musique n’était pas mal du tout ! On pouvait dire qu’il ne lui manquait donc plus qu’une légère impulsion pour se lancer dans la mêlée et … BAM.
Ah ben, il n’en demandait pas tant. Gardant son équilibre malgré la surprise du choc (pas si violente de toute façon), le jeune homme put se retourner vers une fille, toute de magenta peinturlurée et aveuglée. Double surprise, pour le coup.


« Wooooh, on t’a pas manqué dis donc ! Attends … »

Ne pouvant tout simplement pas ignorer la détresse de l’inconnue, Camille réfléchit quelques secondes avant de se rappeler qu’il n’avait pas amené grand-chose avec lui. D’habitude, on trouvait toujours une serviette au fond de son sac, mais là il n’avait pas du tout pensé qu’il aurait pu en avoir besoin. Après tout, ça lui semblait normal que l’on n’irait pas viser que les cibles parfaites qu’étaient les vêtements blancs, mais quand même. Ça pouvait être dangereux d’envoyer les pigments colorés en pleine face ! Comme Camille l’avait dit lui-même, l’auteur du lancé ne l’avait vraiment pas manqué. Alors soit le mec en question était un idiot qui se croyait drôle, soit il ne savait vraiment pas viser … Dans tous les cas, le résultat restait le même, malheureusement.
Bon. Sans brusquerie mais sans demander la permission non plus, ne voulant pas perdre plus de temps à la réflexion et ne voyant de toute façon pas d’autre solution sur le coup, Camille attrapa la demoiselle par la nuque pour mieux la pencher vers lui. Son autre main, elle, fut passée sous son t-shirt en coton encore immaculé avant de frotter le visage avec. Après un temps qu’il pensait être suffisant, Camille lâcha son otage et avisa le résultat. Bon, sa figure était à présent dotée d’une drôle de teinte extra-terrestre, mais au moins elle n’était plus aveugle. Ce qui était le principal, non ?


« Ça va ? Ça te fait mal ? »

S’inquiéta-t-il, posant ses poings sur ses hanches. Camille ne savait pas vraiment ce qu’il y avait dans ces petits sacs, mais ça ne devrait pas être dangereux pour la santé, hein ? Enfin, fallait espérer qu’elle n’ait pas d’allergie bizarre, ce serait le pompon. Mais pas besoin de s’inquiéter ; au pire elle passerait le reste des festivités à l’infirmerie – il devait bien y en avoir une. Ouh. La pauvre.

« Y’a de ces cons, franchement. »

Rajouta-t-il finalement plutôt pour lui-même, après un claquement de sa langue contre ses dents, optant donc pour la théorie qu’on lui avait volontairement fait voir la vie en rose. Fallait quand même vouloir pour en arriver là, assurément.
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MessageSujet: Re: Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel. Ven 31 Juil - 22:15
Addyson ferait sans doute un mauvais aveugle.
Il n'a pas ce sens que possèdent certain à sentir les gens proche de lui, quand il est totalement aveugle. Ainsi, quand il avance et rencontre Camille, c'est de vraiment bon cœur. Néanmoins, le jeune homme est souple et des années de danse l'ont rendu plutôt agile. Ainsi, la rencontre fut brève, mais douce, l'américain se dégageant rapidement en un petit pas sur le côté assez élégant. Un mouvement plein de grâce qui aurait pu le mettre en valeur mais qui est gâché quand, à l'aveuglette, il se tourne vers un mur et s’aplatit en excuse, entre deux toux :

« Je suis très désolé ! * Tousse * Pas trop mal ? »

Il tapote le mur d'une mains qui se veut réconfortante, pour le pauvre bousculée, trouve alors la « peau » vachement rugueuse et vachement moins douce qu'au moment du choc. Ça le laisse très visiblement perplexe. Il continue à tapoter le mur, sans comprendre.
Quand la voix de Camille s'élève, l'américain se tourne -très approximativement- vers le jeune homme, de nouveau souriant à piger que c'était peut-être pas à la bonne personne qu'il parlait. Il espère vaguement que ses tapotements perplexes n'ont pas été gênant pour la personne palpée.
Là, il se fait tirer vers le bas, en un nouveau plongeon dans une piscine d’incompréhension ; Addyson lâche juste un « Mirli... » aspiré avant d'avaler une nouvelle vague de pigment et tousser de plus belle. Il sent alors son visage être frotté par une quelconque matière un peu douce, un peu exfoliante. Ou ce sont les pigment. Il ne sait pas, il se laisse faire, encore tout perturbé par une suite d’événement trop… bin… perturbantes.

« Si si, j'ai des amis manqués, aux Etat-Unis… Ils m'ont dit, hier. Sur Skype. »

Et finalement, la délivrance de la cécité. Après être relâché, Addyson peut sentir l'air sur ses yeux, en non la croûte du pigment mélangée à ses larmes occupées à nettoyer le tout. Il se risque à ouvrir un œil et… Il voit la vie en rose, littéralement. Mais il y voit. Il retrouve son sourire, se tourne, pour de bon cette fois, vers son sauveur, bras grand ouvert, et s'exclame :

« Vous êtes mon chevalier ! Merci merci ! »

Il le pense. Tellement que dans son euphorie rose (ou euphrosie ?) il prend le garçon dans les bras en une bref  embrassade et s'éloigne avec un petit sourire suppliant, les mains toujours posée sur les épaules.

« On sorts ensemble ? Je suis Addyson, je ne connais personne et la j'ai peur tout seul, maintenant ! »

Et jeune Camille, tu es son chevalier français. La classe.
Après, peut-être que par « sortir », le jeune américain, tout noyé dans le complexe de la langue française, veut simplement dire « profiter de cette fête ». Mais les subtilités de langage, ce n'est pas encore son niveau. Oh non. Puis il tique soudain :

" Ah ! J'ai sali tes habits ! Jesuidésolé !"

Oui Addyson, les vêtements blancs, ils sont fait pour être salit, justement.

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MessageSujet: Re: Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel. Sam 8 Aoû - 10:23
Spoiler:
 

Et peut-être commençait-il à comprendre pourquoi on aurait voulu aveugler la demoiselle.
Camille ne comprit tout d’abord pas les premiers baragouinements de l'autre alors même qu’il lui débarbouillait le visage ; cependant, même après l'avoir lâcher, le jeune homme n’était pas certain de tout avoir saisi. Semblant véritablement reconnaissante malgré le peu d’effort que le parisien s’estimait avoir fourni, l’inconnue n’hésita pas à montrer sa joie à son pseudo-sauveur (ou prince) en lui sautant tout simplement dessus. Le jeune homme fut surpris au début, ça c'est sûr, mais pas spécialement perturbé ou offensé par ce violent coup de coude dans son espace personnel. Lui-même ne se gênait pas vraiment avec celui des autres, de toute façon !
Cependant, la suite ne lui laissa pas le temps de souffler : encore sous l’émotion, sa « princesse » du jour continua :


« On sorts ensemble ? Je suis Addyson, je ne connais personne et la j'ai peur tout seul, maintenant ! »

Ehh. Ehh ? Camille cligna des yeux, ses lèvres pincées en toute réponse à cet enchaînement douteux. Et étrangement, ce ne fut pas la première question qui chamboula le plus le fils Eyraud. Oui, certes que ça devait être la déclaration la plus rapide et la moins fine qu’il ait eu l’occasion d’entendre …
Mais de l’autre côté, un doute commençait à se profiler en lui sur le sexe de son interlocu…trice ? L’usage du masculin fit tiquer le garçon qui, instinctivement, baissa donc son regard vers le torse de la dite Addyson … Mais rien. Rien de rien, littéralement. Malheureusement, après réflexion, cet indice était loin d’être aussi fiable qu’on pourrait le penser. Ajouté à cela, « Addyson » n’était justement pas pas un prénom qui allait lui donner une quelconque réponse. Le sien étant lui-même mixte et certains parents ne faisant de toute façon plus tellement attention à ce genre de détails, Camille pouvait donc laisser tomber cette piste. En plus, juste se fier à l’usage du masculin lui semblait tout autant être une erreur. Très audiblement, "l’androgyne" n’était pas français et, de ce fait, pouvait très bien ne pas avoir saisi le concept de genre qu'impliquait les règles tant compliquées de sa langue. Tout comme le concept de « sortir ensemble », en passant.
Bref, Camille, chose qu’il aurait du mal à expliquer, était confus pour le moment, et ne savait pas par où commencer … légèrement submergé qu’il était par la personnalité d’Addyson. Heureusement, celui-ci rebondit sur tout autre chose :


« Ah ! J'ai sali tes habits ! Jesuidésolé ! »

Voilà un sujet sur laquelle il était capable de répondre tout de suite. Ses lèvres formant un sourire en coin, Camille tendit à son tour ses deux bras pour mieux les poser lui aussi sur les frêles épaules de son interlocuteur.

« Ça va, c’est rien. C’est normal et même recommandé de se salir ici, tu sais. »

Un coup d’œil à la foule pour illustrer ses propos, Camille et son nouveau compagnon étaient (et de loin) les moins à plaindre du festival. Pour l’heure.
Tout doucement, le jeune homme retrouva le regard d’Addyson puis fit glisser ses mains le long des bras connectés à ses propres épaules avant de les prendre et les en retirer. Ne lâchant cependant pas son emprise sur les doigts fins (tellement féminins), il tenta comme il le put de canaliser cette euphorie :


« Bon, une chose à la fois. Moi, c'est Camille. Allez, explique moi ça plus calmement … Comment ça se fait que tu sois … tout seul ? »

Si Lucien le voyait.
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MessageSujet: Re: Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel. Mar 11 Aoû - 5:27
L'euphorie, comme l'ange, passe.

Il voit toujours la vie en rose -et c’est bien cool !- mais ça manque encore un peu de paillettes à son goût. Ses yeux vont mieux, lui permettent même de capter quelques éclats d'autres couleurs, glandes lacrymales zélées oblige. Addyson est une fontaine sans honneur et virilité, mais il s'en fiche bien. Il peut voir les sacs de couleurs qui volent dans le ciels pour s'écraser lourdement sur les gens, exploser et répandre leur pigments. Une pluie de couleurs qui a des teintes rosées, encore. Ah oui, il sont là pour se salir, il avait presque oublié. Il avait totalement oublié, oui.
Il sent aussi le dessus de ses joues qui tirent, croûté de ce qu'il pense être un mélange de pigments rose et de larmes, avec la chaleur de l'été venant cuir le tout en un masque d'argile premier prix. Il espère que ça ne lui laissera pas de marque d'allergie. La peau d'Addyson est fragile, après tout.

Il observe son sauveur qui le détail et Addyson, calmé à ne plus sautiller partout mais au moins à sourire gentiment, chuchote en réponse : « Je suis un garçon, si tu demandes. » Le brouhaha de la foule qui exulte couvre peut-être sa petite voix. Ah. Et il n'y avait plus qu'à souhaiter que le jeune Camille ne se vexe pas de cette précision. On avait bien dit à Addyson que vu son exceptionnelle androgénie, il ne serait jamais vexant à préciser son genre. Lui en doutait. On l'avait quand même convaincu d’apprendre la phrase par cœur, pour ne plus être un qui-pro-quo ambulant.

« Ka-mi-leu » répète-t-il avec un accent à tuer un français. Ah, plus qu'à souhaiter que le français ne se vexera pas non plus de ce massacre. Addy lui adresse un sourire d'excuse. Sourire qui se fige à mesure que l'américain traduit et comprend ce qu'à demandé Camille. Ah. Ça va être douloureux. Alors, l'ado prends une inspiration, se redresse et regarde le ciel, à la recherche de mots, comme s'il pourrait les trouver dans une quelconque encyclopédie nuageuse. Le tout, sans vraiment lâcher les mains, les secouants même comme pour faire une balançoire à un troisième joueurs.

« Je suis Américain. Ma Mam… Mère a travail en France et je viens avec elle. Ma sœur est aussi en France. Mais mes amis sont restés aux USA, donc, je… je suis un peu seul. » Et il n'y avait pas que ça. Il y avait aussi son année passée ici. Mais à mesure qu'il parlait on pouvait sentir Addyson mourir un peu plus, à la recherche de mots qui le fuyaient, de coups de la cruelle Dame Conjugaison et son seigneur et époux Sir Grammaire. « Et j'ai une année en France, mais j'avais du mal écouter les cours, donc, j'ai pas eut mon année et les gens que j'aimais bien, oui. Donc, plus trop avec moi. Et je ne sais pas si vrais amis, en fait.» Il baisse la tête, son regard se faisant un peu fuyant tandis que sa voix se fait toute faible. « Plus, je n'ose pas demander. Les gens rient de mon français, puis, il sont en colère.»

Car il s'était toujours demandé si ses connaissances françaises l’appréciaient un peu, ou s'ils voyaient l'américain comme un boulet obstiné à ne pas apprendre le français. Pourtant, Addyson essayait de faire des efforts !

C'était plutôt la langue française qui semblait le rejeter en bloc.

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MessageSujet: Re: Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel. Ven 21 Aoû - 2:24
Spoiler:
 

Hm ? Pardon ?
Il y avait tellement de bruit et, comme de par hasard, c’était comme si le volume des voix des autres jeunes à côté avait soudainement décidé d’augmenter. Pile quand Addyson s’exprimait dans sa barbe. Façon de parler. A en fixer ses lèvres, Camille pensa deviner qu’il faisait référence à ce qui le turlupinait depuis quelques secondes … Pas qu’il s’était montré non plus très discret à examiner avec autant d’intensité son interlocuteur. Ce qu’il pouvait être bête, parfois. M’enfin, quoi qu’il en soit, il n’avait toujours pas sa réponse … Mais ne voulant pas se torturer plus les méninges, il s’accorda intérieurement pour dire qu’Addyson était un garçon. Voilà. Problème réglé. Il avait un feeling, comme ça, qu’il mettait sur les dos de ses préférences sexuelles. Et au pire, s’il s’avérerait qu’il se soit trompé, Camille le noierait tout simplement d’excuses en même temps que le corps inerte de sa fierté.

Enfin, par la suite, Addyson répondit à sa question … Et, malheureusement, le français ne s’était pas attendu à ce que cela tourne de cette manière. Le sujet n’était visiblement pas très facile pour l’américain qui, pourtant, ne voyait pas de problème à lui raconter tout ça à lui, garçon qu’il venait à peine de rencontrer. Plutôt paradoxal mais à en croire ses paroles, Addyson était juste quelqu’un de très gentil qui ne demandait qu’à ce qu’on s’occupe bien de la confiance qu’il donnait sans compter. Eh. Camille était gêné, et n’était pas sûr du comportement à tenir … Pourtant, il tentait malgré tout de garder le sourire :


« Eh, désolé … »

L’étudiant serra un peu plus fort ses doigts sur les siens, et pencha la tête sur le côté en quête de ses yeux qu’il avait caché dans le vague. Le garçon lui faisait de la peine. Pas facile de s’intégrer, et il en savait quelque chose, un peu. Mais lui au moins était sur son terrain de jeu. Allez, ce n’était vraiment pas le moment de broyer du noir : en plus de ne pas être une vraie couleur, elle ne faisait de toute façon pas partie de la palette de ce festival !

« Bon, on reste ensemble alors ! On va s’amuser, tu vas voir. Je suis plutôt bon en anglais, donc si tu as un problème, n’hésite pas. Mais t’es là pour apprendre le français, alors faut pas en abuser. »

Taquin, Camille lâcha l’une des mains d’Addyson et lui tapota l’épaule pour le stimuler un peu. C’était parti ! D’un pas conquérant et même s’il n’avait pas attendu de réponse de sa part, le garçon tira son nouveau compagnon là où les jets de peinture faisaient toujours rage dans des cris de bonne humeur. Entretemps, de sa main libre, il avait sorti de son sac un petit sachet de pigment jaune et commencé à jonglé avec.

« C’est parti ! On va leur montrer comment viser. »

Sans plus attendre, il balança son bras telle une catapulte et regarder voler le sac couleur cumin … tout droit vers le sol. Sans même toucher qui ou quoi que ce soit. Eh. Son sourire vira bien plus vite qu’il ne l’aurait voulu en grimace.

« Hhhh. Ceeeee. N’était qu’un tir d’échauffement. »

Ouiiii … Bien sûr.
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MessageSujet: Re: Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel. Sam 19 Sep - 2:50
Il parle vite, le français. Alors, Addyson adopte un sourire entendu, hoche la tête sagement en signe de « j'ai tout bien compris » et essaye, après coup, de réentendre ce qui a été dit, décrypter pour ne pas commettre d'impaire. Quelques mots le laissent encore perplexe et il regrette de ne pas avoir emmené de mini-dictionnaire, mais une chose lui semble claire, c'est que Camille veut bien de sa présence. Et ça, c'était vraiment bien. Déjà, ses mains n'étaient pas été rejetées. Même : l'ado pouvait sentir les doigts du français serrer les siens et c'était réconfortant. Un grand sourire ravi se tendait entre ses deux joues rosies. Il ne savait pas s'il reverrait Camille ensuite. Mais au moins, ça pourrait être une chouette journée. Puis, une petite tape amicale et puis on part !

Comme s'envole l'esprit fébrile de l’américain dans ses contes cucul la praline, imagination galopante sur les contrées de la niaiseries, des princesses sauvées du Méchant Comte Pigment -Addyson s'identifie toujours à une princesse dans ses imaginaires- par le beau chevalier blanc -un peu tâché de rose mais ne faisons pas la fine bouche-. C'est presque un peu trop lancée dans ses rêverie, tiré par cette main armurée de gentillesse qu'il regarde Camille armer son bras libre, puis lancer le sachet de Pigment... qui va s'écraser par terre, s'étalant avec les rêveries de l'Américian qui ont décrit à peu prêt la même parabole. C'était un rêve à la couleur jaune, au pigment bientôt emporté par le vent et piétiné joyeusement par une foule enthousiaste.

Addyson a envie d'en rire mais pince aussitôt ses lèvres, peureux de vexer son camarade -et sauveur- de la journée. Pourtant, un petit « Pfrrrrr » lui échappe, se faufilant entre ses lèvres serrées en une petite grimace de celui qui se retient de rire de bon cœur. Il se hâte alors de saisir un paquet de pigment pour distraire son rire qui n'attend que son heure et distraire Camille d'un éventuel statut de chevalier vexé. Il en trouve un spécial mauve-ponay, amélioré de quelques paillettes que l'américain avait trouvé dans ses affaires. C'est dans une hâte maladroite qu'il arme son bras et lance en avant… pour voir le petit sachet partir en arrière et tomber lamentablement contre le sol, sans même prendre la peine d'exploser. Ça fait un petit ''sprot'' pitoyable et étouffé. La physique n'est pas toujours logique quand il s'agit d'Addyson.

Il met une main sur sa hanche, grogne pour lui même. « Oh mais ! Sérieusement ? » Secoue la tête. « Concours pour la plus idiot, vraiment ? »

Ou concours de personnes pitoyables. Pas sûr que les organisateur du Holy avaient prévu ça.

Aujourd'hui, les idiots sont auréolés de blanc.

[Hs : j'ai trouvé ta réponse très cool... et je m'excuse du retard de la mienne ;v;]
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MessageSujet: Re: Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel. Jeu 8 Oct - 7:21
Spoiler:
 

Si ses camarades de classe l’avaient vu, il en aurait sans doute entendu parler longtemps. Voilà enfin un avantage convaincant à être venu tout seul, en fait ! Bon, malheureusement, ça n’empêchait pas qu’il lui restait un témoin de son incroyable prouesse. Camille coula un regard dépité vers celui-là même dont il sentait la main trembler, convaincu qu’il allait le voir hilare … Mais … Visiblement, Addyson n’était pas tellement mieux loti que lui niveau chance. Plus qu’à espérer que l’événement n’était pas filmé, le garçon n’avait pas tellement envie de se reconnaître dans une émission de caméra cachée entre les vidéos de mecs qui glissent du plongeoir ou de chats poursuivis par des bébés chèvres.
Enfin, entre les deux, c’était Addyson qui avait l’air le plus affecté par sa performance. Voulant tenter de le calmer, Camille feignit l’indolence en haussant des épaules, puis offrit un sourire désolé à l’américain avant de lui tapoter la main pour tenter de le rasséréner.


« On va dire que ça ne compte pas ! Allez … »

Attention, concentration. Fallait pas se rater cette fois, sinon autant partir dignement pour aller siroter un milkshake à la fraise bien à l’abri des bombes de peinture. Hors de question. Quittant les mains d’Addyson, Camille se mit bien droit sur ses prothèses et chercha de ses yeux vert une cible adéquate … Là, un jeune homme qui ne bougeait pas trop. Parfait ! Ni une, ni deux, le français lança un nouveau sac préparé au préalable et … en plein dans le mille !
Laissant échapper un petit « yes » et manifestant sa fierté par un geste victorieux du poing, il n’était pourtant pas du tout le moment de baisser sa garde … Car, ici, les chasseurs pouvaient aussi bien être chassés et l’expansivité de Camille n’était pas passée inaperçue. Celui qu’il venait de toucher au cou s’était retourné dans sa direction et, sans même réfléchir à priori, balança une contre-attaque jasmin.
Pas le temps de se retourner vers Addyson, et encore moins de s’enfuir étant donné le peu d’agilité que lui procuraient ses fausses jambes. Non, il était obligé de plutôt faire confiance au haut de son corps qui, comme d’habitude, n’alla pas le décevoir. Dans un geste instinctif, les bras du jeune homme firent une grandiose holà, le pliant suffisamment pour ne pas se faire toucher. Cependant, l’élan procuré le fit totalement partir en arrière mais pas de panique. Habitué, il réussit sas aucun mal à se rattraper avec la paume de ses mains, puis à se remettre sur ses jambes façon gymnaste. C’était la routine pour lui, ce genre de figure. Tellement qu’il ne fit même pas attention à l’expression médusée de son opposant qui ne s’était visiblement pas attendu à une esquive pareille …

Alors qu’il essuyait ses mains poussiéreuses sur son t-shirt, Camille se retourna vers l’américain pour l’encourager :


« Tu as vu ? Je suis sûr que tu peux en toucher un aussi ! Allez Addyson, Allez Addyson ! »

Commença-t-il alors à scander à son nouvel ami.
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Et on se lève pour une douche d'arc-en-ciel.

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